Un lait noir

David Hockney, Shirley Goldfarb & Gregory Masurovsky, 1974

















Le boyau de ton esprit
métabolise sa paix
à partir d’une base de toute cette matière
que tu sais le mieux susciter.
Comme pérégriner
à chaque point du plan,
de station en station,
en restant sur ton siège.
Penser t’enveloppe
et te développe
comme une mère que tu tètes.
Tu penses
et du sein de l’infini
c’est un lait noir qui goutte.
Qui fait croître, se densifier tes entractes,
des minutes non pas de joie
mais sans peines
et qui creusent une pause
dans ta dernière heure,
telle à chaque instant reconduite.