Les météores

Philippe Cognée, Chaise blanche dans l'atelier, 2021


L’habituelle pluie dégueulasse octobrale.
L’humeur aqueuse. Comme de la maison

du diable le sang, le pisse-gris suinte par
tous les phalanstères de la ville. Rimmel

pauvre, trop dilué, il coule et ridule la face 
hippocratique des faubourgs reconstruits.

Et nous voilà dans ce ciel qui est une gaze
sale, compacte où l’impénétrable éteint

les ocres, les ors, mouche toute la lumière
des mèches de l’octobre roux. Où y vivre,

« en être », c’est s’asphyxier à cette gaze
à la cuisse ou à l’aine d'un dieu amputé.