C’est là qu’elle s’est posée, qu’elle a décidé
de se figer et mourir. Post-it de la mort collé
au verre : « Souviens-toi que tu meurs. »
À l’automne les arbres se défont des feuilles,
après quelques mois, elle, ce sont ses ailes
qui sont tombées. Qui me dirait de nettoyer
la vitre je refuserais. Qu’on me laisse être
le Champollion d’un seul signe : ce caractère
en carcasse de mouche peint sur fond de ciel
bleu ; dessous, les explosions atomiques vertes
des jardins. Aucun oiseau, rien, n’y touche.
Qui me dirait de nettoyer la vitre... Mais la mouche
morte, aux ailes tombées — la mort aussi fane,
hier la grêle de mai a pulvérisé son corps.
Je reste collé à la vitre ; je n’ai pas d’ailes.
C’est peut-être mon tour. J’attends la grêle.
