le roseau

je vis désormais
si peu bruyant, si disparu, si enfoui,
on pourrait quand on y pense
me croire pour jamais noyé.
mais non.
qu’on observe l'étang de ma vie
et y apparaît un roseau
qui rompt l’eau, se déplace,
fin périscope.
discret.
c'est moi
qu’on trouvera au bout,
respirant à grand-peine
mais au cœur même du pouls
froissant l’eau.

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