Les signaux périodiques

Dans l’espace
de cette peau
qui fait monter les sangs,
 
de cette peau
méticuleusement tendue d’une ligne vague
pour que tu t’achèves tout autre dans chaque fois,
 
dans l’espace de cette peau, tes yeux, encore jeune bleu,
fous et doux,
pulsars bleus encore
mais noirs.
 
*
 
Certains pulsars
– la masse d’une planète dans un dé à jouer –
tournent sur eux-mêmes à mille tours/seconde.
Résidus d’étoiles tournant sur eux-mêmes.
Pour tenir.
 
La masse d’une planète dans un dé à jouer.
 
La masse de tous tes regards passés
dans le volume d’un seul d’aujourd’hui.
 
Tes yeux qui me fixaient jadis
sans regarder au-dedans.
Sans comparer avec en face.
 
Tes yeux maintenant semblent encore me fixer,
mais parce qu’ils tournent.
Regardent au-dedans, dans avant, comparant
avec ce qu’ils voient là maintenant,
et si vite. Si vite
qu’ils semblent fixes.
Me fixer.
 
Mais je les fais tourner.
 
*
 
Autre corps
dans ce corps. Peu à peu
je t’ai changée.
Tes yeux.
Les yeux que
je croyais qui (ça au moins)
ne changeaient
jamais.
Du début à la fin.
Jamais.
Ils sont en toi un peu
changés.

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