Digestion par le gouffre


Digérer. Parler, c’est comme manger, mais à l’envers. Une fois qu’on a gavé le dehors de mots, il faut à l’intérieur encaisser, et digérer avoir fait ça.


Donne. Je m’offre concis pour qu’être en toi tout moi ne soit pas tout.


J’annote, je suis. Quand je trouve chez toi ma chair, celle que j’ai tombe. Quand je trouve les mots, ceux qu’on disait miens tombent. Mon être bis est l’original dont je collecte, chez presque personne qui me fait, deux, trois, quatre pièces à force qui me font.


Je veux ne pas vouloir. Au projet que j’ai que tu me creuses de l’ambition que tu n’as pas se lie la hantise que la mienne tombe en toi comme autour du trou fait la terre monte et pèse.


Cause. Quand je me tais j’entends ce que je tais et dont je ne sais s’il parle quand je parle.


Saillie. C’est écrire qui t’enfle quand s’accouplent en toi ne pas pouvoir dire et ne pas pouvoir taire.


Possession. Lorsque cela qui nous pénètre pèse plus que nous-même, nous ne sommes plus que ce cela seulement touché parfois par nous-même.


(D'autres extraits de ce Supplément à la Salle d'attente dans la revue fibrillations)

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