glacis

déjà je sens à peine
que ma peau affleure
ce dans quoi je n’entre pas.

ce réel.

oui
je suis de ce corps

qui n’est que l’adresse d’une voix,

par quoi je m’imagine perçu.

et cette paroi,
transparente pourtant, qui me sépare de la vie,

ce glacis de mon être, c’est écrire.

3 commentaires:

Une Nouille Martienne a dit…

le grand mystère de l'homme être à la fois complétement isolé dans la multitude et percevoir la limite, la frontière d'une communication espérée, inventée, toujours hélas incomplète

j'ai trouvé beaucoup de sincérité dans vos poèmes

merci du partage

Cédric a dit…

Se ressens bien l'épreuve,
entrer et sortir de cases,

cette paroi ci présentée
ce glacis offert nous est
sucre glace...

grimpez bon...

Stéphane a dit…

Vos encouragements me touchent. Merci à vous deux.