télévision

au rez-de-chaussée de l’immeuble voisin,
ces deux fenêtres à double battant
forment un tétraptyque étrange.
comme s’il était un symbole furtif.
je crois comprendre.
trois verres sur quatre
sont blanchis par des rideaux tirés
qui leur donnent cet aspect gommeux
d’une vitrine à vendre.
mais le deuxième châssis, lui, est autre.
de ses ténèbres vides naissent et meurent
dans des rythmes capricieux
des aplats télévisuels de bleu, de violet,
de jaune ou d’orange.
et excepté la rumeur lénifiante
des moteurs de la ville
(mais qu’est-ce que je crois comprendre ?)
c’est tout ce qui entre de vie
dans cette coupe sous les nuages à près de midi.

1 commentaire:

Noella a dit…

A mon tour qu'est-ce que je dois comprendre?