sac

lestés, amarrés à nos os,
comme si ça ne suffisait pas
nous sommes pris aux filets de nos veines,
de nos muscles et de nos nerfs.
en prison mobile
dans la gibecière de notre peau
notre vie c’est une course en sac,
à peiner, trébucher dans la marche,
à se tordre et tendre pour se relever.
sur la toile de jute,
des lettres, des chiffres, des pensées,
des souhaits, des regrets.
tous nos pas sont au fond, liés,
nos sexes sont disparus.
et tordus, tendus on avance,
avec force harmonie
on perd le souffle chacun à son arrivée,
avec le rire sous les rires et les pleurs
et les huées et hourras
de tous ces personne,
pluriel reflet de nos inexistences
irréparablement singulières.

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