Confession II

« La poésie se positionne dans ma journée naturellement. Elle n’est pas quelque chose que j’organise. C’est comme mâcher ou se gratter, c’est un geste qui me vient et dont je note seulement - à demi-surpris quand il commence et un peu hébété quand il finit - qu’il a été effectué. Le passage de l’aliment dans la gorge ou la séparation momentanée d’avec ce qui me démange, c’est ça qui rend compte du mouvement, qui témoigne qu’un instant le filtre d’une certaine idée de la poésie m’est passé sur l’organe indiscernable qu’il déclenche. » (La totalité de l'entretien sur Terre à ciel)

5 commentaires:

Murièle Modély a dit…

Bel extrait, riche entretien

Stéphane Bernard a dit…

Merci, Murièle. Mais pas très décontracté, le gars :)

Jean Marc Flahaut a dit…

Dis, Stéphane, quand reviendras tu ? Nos échanges me manquent sur F.B

Stéphane Bernard a dit…

Oui, désolé, je suis un peu parti comme un voleur. Seulement ça urgeait. J'étais à bout d'FB. Mais il est vrai qu'une bonne grosse poignée de personnes me manque - et tu en es.
Donc non je ne reviendrai pas (un inédit celui-là :) ).
Ceci dit on peut toujours discuter par mail → stephanegeorgesbernard@gmail.com

Jean Marc Flahaut a dit…

je note ton adresse et je viendrais prendre de tes nouvelles ici. a bientôt, Stéphane. amitiés.