casque

découpé à l’emporte-pièce
dans la cagoule anti-feu
le médaillon de tes yeux
 
elliptique ton regard sous la visière
qu’absorbe le zéro de bitume
parmi des chiffres qui tremblent
les compteurs
le levier
je me souviens d’une photo où tu vivais
 
tu démarres sur le grand zéro
tu pars

tu reviens dans ton dos
au départ
 
pilote de rien
pour finir
 
ton casque jaune sur le meuble
 
enfilé
héros à ton insu
amplifié le son du souffle
ton nom que j’y criais
résonnant me restait
 
tu tonds le jardin
tu montes un mur
tu bois ton apéro rare
je suis tout dans ce casque
qui me sépare
mais nous rapproche
je te suis
suis la route
et la route
imaginaire nous défie
réelle nous défait
je suis là
je respire transpire
dans ton casque ta sueur sèche
que je ranime à celle qui me vient
de ce qu’en toi je brûle.

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