ballon

prenez l’élan qu’il faut, mes bronches.
 
et tout ce que vous pouvez de ce souffle
que nous partageons tous
par la nécessité de toujours le rendre.
 
l’air visite, passe cette langue qui pend,
cette gorge où cheminent l’aliment, la voix,
 
et le demi-tour au fond, après le troc.
 
le  dioxyde de carbone enfle ton ballon.
c’est ce que mon corps rejette qui élève
l’objet que ta main tout entier serre.
 
et ce sourire qui te prend à l’inconsciente idée
de lancer très haut le souffle conservé de ton père.