à nu

dégraissé jusqu’à l’os.
mais le squelette c’est encore
et autrement profond.
 
il est ce qui dure,
ce qui tient
 
du tarse au torse,
au carpe, au crâne
le code précis du nerf.
 
l’os à nu
c’est encore l’hiver qui dure,
 
sans autre graisse où moins trembler
que l’espoir
 
d’un printemps
qui met en son destin de poussière
l’augure d’un pollen.