fixer le soleil

il m’arrive de ne plus avoir à dire,
pour sentir.

cette rare vie forte là, à sentir que tu es,
cette rare vie forte à sentir là, que tu as,

chair soudée au sable froid,
mes yeux d’homme dans l’œil de ce qui pour œil n’a que feu,

les fruits de l’esprit enfuis,
l’âme, plus que pétales, sève montée, se tend,

au point qu’en paix là, rien que d’être,
c’est ne plus savoir que ta suite c’est faner.

puis l’horizon coupe,
et l’humain reste où le noir tombe,

substrat d’où s’encore une autre fois laisser tirer,
tendre comme fleur, recommencé.

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