sénescence

je marche vers la lune, elle me domine à deux doigts
d’être pleine. il fait encore jour – et puis plus.
 
les joggers luminescents se ruent vers moi,
en couple comme seuls, fuyant le faisceau qui les prend.
 
deux heures que je marche dans le froid qui gagne,
la main serrée sur le téléphone, marchant.
 
la grande lanterne – et forte – est en suspens sur l’estuaire,
et d’elle émane la seule lumière qui demeure.
 
le froid gagne encore, comme ma main
tremble au fond de ma poche, je crois que c’est toi.

Aucun commentaire: