le livre reçu

je coupe les pages.
j’ouvre le texte à mon regard.
d’un ongle j’en gratte le bord.
je fais pleuvoir les rognures blanches.
je pense à l’été.
à l’exposition solaire qui brûle encore.
je gratte ma peau.
elle tombe en poudre. encore.

4 commentaires:

Cédric a dit…

un mot nouveau renaît de ses cellules -

(?)

Christine SG a dit…

un mot par chemin,
rayon poussiéreux

Une Nouille Martienne a dit…

parallèle : le livre s'ouvre et le corps saisonnier mue, se renouvelle, Métamorphose par le mot

Stéphane a dit…

Merci à vous pour ce tir croisé triangulaire. En plein dans le mot !