humus

jusqu'où porte le souffle ?
partagerons-nous cet air ?

te sentir -
mieux que d'y croire -
et tu es là.

la feuille est l'esprit du bourgeon
qui persiste après lui.
cette ombre éclose

par ce qui la nourrit

dans le temps brûle et tombe
en l'humus
où nue comme morte
tète sa branche.

les saisons se renvoient une sève.

point ici mais là,
l'absent en présence est si fort.

le père, le fils, eux aussi n'ont qu'un sang.

3 commentaires:

charles a dit…

presqu'un tableau... je m'y vois, nous devrions tous nous y voir, s'y étendre. tu nous jette un signe et je crois qu'il faut le saisir. c'est cela la poésie, ton poème. je m'y accorde et ça me donne des envies de peintures... continues...

Thierry Roquet a dit…

Ce poème est carrément magnifique !
et j'adore notamment ça :
"te sentir -
mieux que d'y croire -
et tu es là.

la feuille est l'esprit du bourgeon
qui persiste après lui."

Fichtre !

Stéphane Bernard a dit…

Rien que pour ce "Fichtre !" je crois que ça valait la peine d'écrire ce poème. Merci, Thierry !