le bleu dans ma bouche

ce en moi dans quoi j’entre
m’ouvre,
me prolonge,
à son tour me pénètre.
m’épiant être
je suis à mon paroxysme.

cet oiseau dehors
je le peins
c’est moi que j’esquisse.
et je m’esquisse
et c’est l’espace où cet oiseau bat que je peins.

le frottement de la pensée sur tout.

ce qui de nous se distingue
à notre contact miroite.

le noir pur n’est pas différent.

la paupière sous les yeux voir
que rien n’arrête voir.

4 commentaires:

Dominique Boudou a dit…

Surtout n'arrêtez pas d'écrire !

Stéphane a dit…

Je continuerai jusqu'à ce que je trouve les mots pour répondre aux vôtres. Merci beaucoup, Dominique, je suis touché.

VMA a dit…

Je découvre, j'aime, je suis.

Merci à vous (toi ?) de publier ces poèmes.

Stéphane a dit…

Merci à toi, Vincent !