sur la rivière

une petite pluie printanière goutte
sur la rivière et les têtes des poissons

et l’on ne sait plus qui fait les cercles -
des cris muets par dizaines, des gouttes -

qui disparaissent d’eux-mêmes
ou quand passe une péniche, un oiseau.

2 commentaires:

Une Nouille Martienne a dit…

il y a toute sorte de poésie à chacune son style son état d'âme
ce que j'aime dans l’œil du quotidien c'est qu'il s'ouvre sur une pensée anodine qui laisse pourtant une empreinte profonde
Ici l'embarquement a été immédiat
Merci

Stéphane a dit…

Mais c'est moi, Mademoiselle, qui vous remercie.