attendre des vers

vos lauriers sont des salades, des condiments de papier
que ramollissent les huiles aux pieds des presses.
des vers faibles dans vos mains sont des appâts sans jus et sans faim.
ma muse, elle, va le front nu dans nos rues, nos vies,
s’assoit dans les parkings des morts, ne mendie le bronze qu’aux cieux,
se fonce aux rayons des peines entre les joies.
par elle, j’ai les vers, ils raclent, me lavent et lèvent,
leur appétit me remue, ils veulent la bouche, lumière par où être craché.
sur l’écume entre les crocs, regardez-les glisser.

2 commentaires:

Cathy Garcia a dit…

j'aime beaucou celui là aussi, faut pas hésiter à m'en envoyer si ce n'est fait (ma mémoire...) pour la revue nouveaux délits, faut juste être patient mais pour une publication dans un numéro ou l'autre, amicalement, Cathy

Stéphane a dit…

Merci, Cathy. Quant à Nouveaux Délits, votre mémoire est sauve, c'est moi qui vous avais dit que j'enverrai quelques textes il y a déjà de longs mois... Et je ne l'ai pas fait... J'envoie cette fois, promis.