Ferdinandea

il y a cette île, Ferdinandea, en mer de Sicile,
et qui n’existe qu’en de courtes périodes.
elle est la tête hors de l’eau du volcan Empédocle à son réveil.

sa colère le portant, Empédocle hissé se fait île.

plus tard, quand le cratère s’apaise, la mer s’insinue,
fait des bouches éruptives calmées des lacs où l’eau par chimie rougeoie.

l’île demeure encore un temps île, puis plonge à nouveau.
le feu alors rendormi rêve moins de dix mètres sous les vagues.

2 commentaires:

Une Nouille Martienne a dit…

j'apprécie particulièrement la poésie quand elle se fait messagère et se tourne vers d'autres émotions que celles (aussi merveilleuses soient elles) surgissant du nombril du poète...
J'ai trouvé dans Ferdinandea le mélange des éléments qui peint à la fois la naissance et la mort dans l'attente d'une résurrection possible
une découverte et une éruption d'images et de sensations qui génèrent (et c'est un compliment) le désir de la relecture

Stéphane a dit…

Que puis-je dire après ça ? Ah oui : Merci !