banc et branche

des volumes développés de sang et de sève,
horizontaux ou dressés.
ils tournoient, nagent, progressent.
sont secoués.
ils causent ou sifflent, des ondes froissent et se froissent.

dehors est ce bloc de vies dans quoi
les deux nôtres figées ont pris.
face à face, œil contre œil, un courant nous sépare.

héron, n’être qu’instinct, comment est-ce ?
vaut-il mieux être un homme ?
l’intelligence est un leurre.
nous ne pouvons rien saisir, n’avons rien à transmettre
qu’un cri.
il n’y a pas de message.
juste un cri.
un cri un cri.

2 commentaires:

Cédric a dit…

- très juste -

aime beaucoup
merci

Stéphane a dit…

Merci, Cédric ! Mi poema es su poema.