sang gâté

c’est ceux que j’ai toujours fuis qui me portent encore
où la greffe ne prend pas.

cet échec où j’étouffe.

l’altitude a atrophié mes poumons.
je n’ai pas les racines de l’edelweiss.

je dois redescendre à ma place.

cesser de m’inventer la force
d’un membre que je ne possède pas.

je suis sévère avec mon sang.

à des cœurs non résilients,
je l’ai versé qui brûlait ou glacé.

l’orgueil vampirise les battements de ma foi.
les veines évidées sèchent.

le corps se conserve, mais ne peut se mouvoir.

tubercule tari, qui existe, et qui cependant n’est pas.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

j'ai l'impression que plus tu remontes, que mieux tu épluches tes racines, et plus tu creuse ta singularité de poète... (je suis fier de te connaitre)

Stéphane a dit…

Droit au cœur !