rieurs

je trouve ma race effrayante.
elle rit.

ces voisins qui pendent leur crémaillère,
ils rient.

et leurs rires viennent du ventre, de la gorge.
nos rires sont d’un gouffre sans fond, d’un trou.

là où le vide a sa place, ça rit : c’est la fosse,
la fente ou la faim.

mais ce n’est jamais une personne qui rit.
c’est la race.

je connais ces rires.
autant que l’Inca, le Numide ou le Goth.

je les entendrai encore, cendre dans cent ans.

1 commentaire:

Christine a dit…

faire
avec nos vestiges et nos stigmates
avec les rires champs de ruines