quelque chose de pourri

ce nouveau mal, qu’il ait été ou non,
maintenant existe.

l’imaginer lui a donné chair.

pourtant son hypothétique existence
ne fait se former aucune cible, aucun ring.

un combat à vide. ce trou dans les cœurs.

alors, que la mémoire, même atroce, revienne.

qu’elle détruise l’imagination
d’un corps, d’un visage, d’un geste.

que cette douleur pour de bon commence,
et commencerait avec elle l’espoir qu’elle cesse.

mais l’étrange mal est sans début.
et n’est que brûlure sans certitude de feu.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

las
le mal
cerné par les mots
oscille entre se dire et se taire
Christine

Cédric a dit…

Pour être plein, à demi, n'avons-nous pas tous quelque chose de pourri qui nous remplit ? Sinon, être simplement, désolement vide, et ainsi, ne pas être réellement...