tabula rasa

croyez-le, mes enfants,
votre héritage est une table rase.
tout ce rien que je vous lègue,
c’est tout le désert où je me suis investi.
un lieu propre,
assaini du mieux que j’ai pu.
pas une bâtisse paraphée de la main du bonheur,
mais un simple hectare de terre meuble
qui blessera le moins vos pas tendres.
y demeurent quelques déblais, quelques décombres,
et le soc a remonté les éclats,
pour le bien de notre histoire, oui,
ce petit jeu où chercher
quand nous entendons crisser les racines
en nous au loin.
et sur le seuil de votre espace hérité,
écrit au poing dans la terre,
à la griffe
dans le noir fertile,
mes derniers mots plus noirs
et grouillant de cette pleine santé que sont les vers.
deux mots qui commencent.

4 commentaires:

Charles Bodet a dit…

voilà un poème qui survole largement au dessus des nuées...
à mon humble avis ton écriture devient de plus en plus intemporelle, et je crois que c'est bon signe...

Anonyme a dit…

Bienvenu en dehors du temps qui nous ai donne
Voila vous êtes entre
Quel chemin, permettez moi de vous accompagner.

Niella a dit…

Bonjour Charles, je suis dans les nuées matinales que quoi qu'en dise la météo, ma journée sera en harmonie avec mon humeur du laisse pense, mais il est sage de rappeler que trop d'intemporalité exhale a la réalité...

Niella a dit…

Seule en train de boire un café attendant vite un signe pour bien commencer ma journée, un appel émanant d'un beau et grand téléphone dore vibre. C'est l'appel du cœur ! C'est l'absces de la purete qui se crève. Alors vite nous sommes presses. Et la je commencerai une vraie, une limpide, je renaitrai...