les nerfs

cette démesure de mes nerfs...
plus extensibles que moi-même,
et spectaculaires aussi,
ils me dominent
quand ils jaillissent diables de leur boîte,
et me conduisent, moi,
marionnette anémiée,
dans des scènes honteuses de bêtise
et cruelles.
ils m’inoculent l’ombre,
me coupent de ce qui brille en moi.
je noircie sous leur tension.
ils me nécrosent.

2 commentaires:

Charles a dit…

lucide... ton âpre regard sur ces tristes colères qui n'ont pour aveugle raison que la destruction imbécile de ce que l'on est et de ce que l'on aime, nous renvoie tous vers ce système nerveux et ses terminaisons qu'il est si difficile de sereinement dénouées.

Anonyme a dit…

Je file aussi la laine.