un supplément de chair

tu ressens trop.
et ressentir trop ajoute à la chair
comme de la chair.
et cette chair excédentaire
est la part insupportable de ta pesanteur,
elle te force,
si tu ne retrouves l’appétit du verbe,
t’écrasera.
car le verbe est grâce,
et raffine ce supplément de chair
en vers que tu mâches et remâches.
jusqu’à t’y reconnaître
à la fois pire et meilleur que tu pensais.

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