bronzes

les volcans dorment autour,
nous rêvons notre été, juillet 80,
Auvergne torride, de nos couilles dominant
la glace liquéfiée d’une rivière de strass,
soleil sous lui griffant tout,
nos yeux remontent comme des truites
les 1783 mètres du puy Mary,
nous comparons nos bustes, leurs bronzes,
il était une fois, heureux d’être père contre fils,
et du retour, du soir et de la drôle d’éducation,
frottant si fort sous la douche
cette limite entre le blanc de l’intérieur du bras
et son dessus bruni – jusqu’au sang parfois,
avec le grattoir de l’éponge à vaisselle,
tentant de toute ma force d’enfant
d’en effacer la dorure, n’y croyant pas,
parce qu’incomplète,
parce que telle semblant de la crasse.

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