la Sorgue

la Sorgue glacée
a de longues et vertes chevelures qui cassent
de leurs pointes sa surface.

adossé au flanc de la colline,
mes pieds caressent des arbres la cime,
la lumière me sèche.

mais c’est en baissant la tête
que je découvre que le soleil est là.
mon ombre le dit : derrière toi !

tu me le caches toujours, semble-t-elle ajouter.

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