les yeux

il y a ces vieux poèmes – oh, pour la plupart détruits,
mais quelques uns que je conserve.
ceux-là n’ont de bon qu’un vers ou deux – et que leurs
collatéraux écrasent, étranglent – et jamais n’ont
claqué leurs ailes, ni ils ne crient.
je les conserve : mes yeux adolescents...
non les yeux eux-mêmes, mais ce qu’alors – ô candeur
retrouvée ! – ils ne voyaient pas.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

A Yves Albert Malo, ce n'est que titre.