la haine a dit

il n’avait pas la moindre fois pensé
ce qu’il répétait là : la haine
le lui dicta, deux fois.

elle avait été
sans point d’appui, sans base,
sans fin.

elle avait soufflé sous le préau
comme une tempête ébouriffe un bois,
secouant chaque cime et chaque tronc,

déchirant les gentils, dénudant les bons ;
les racines sont à l’air, les feuilles sur le béton…
et deux sont tombés :

deux élèves se battent au sol,
au poing, au pied,
au centre d’un large cercle de jambes.

et la haine, vent nomade et rengaine,
souffle au loin,
et son air joue encore.

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