hosanna

il cherchait encore comment ne pas pleurer. “regardez, monsieur”,
une toison noire, luisante approche, en écarte une autre plus claire.

deux bras tendent au ventre quatre kilos d’un caoutchouc si mou
qu’il inquiète - jusqu’à ce que ce cri... braillement ! musique !

on isole l’enfant, le père est appelé, s’avance, sa fille est lavée,
des yeux s’ouvrent, un large regard le fixe, inconnu, indicible,

sagesse ou vide, ça y est, le père pleure, une main ridée retaille le
cordon, du sang gicle, sur son bras, il sursaute sous les gouttelettes,

chaleur neuve,
“n’ayez pas peur, monsieur, c’est votre sang”, et la vieille femme rit.

Aucun commentaire: